Les compagnies

Les Voisins du dessous

Directeur artistique :
Pascale Henry

La compagnie Les voisins du dessous est ainsi dénommée parce qu’elle n’aime rien tant gratter que le dessous des choses. Par-delà la diversité des chemins d’approche, la démarche révèle une profonde unité. A travers son geste artistique, l’auteur-metteur en scène rapproche, par une perception à la fois instinctive et cultivée, le corps et la tête, cette cohabitation qui fait l’essence même de la pensée, ce sel de l’existence, et elle en révèle le goût. Alimentant son théâtre d’inquiétudes très actuelles, tenue en éveil par le souci de l’être aux prises avec le monde, elle scrute l’érosion du sens, son retournement, là où se logent les dérives de la condition humaine.Son affaire, c’est bien cette impasse dramatique dans laquelle nous serions aujourd’hui. La tentation contemporaine qui tairait le tumulte qui loge en chacun.Une seule question : Comment ça marche ? Parce que ça ne marche jamais : ça erre, ça hésite, ça titube au gré de l’Histoire. Mais, précisément, c’est ce mouvement qu’elle veut rendre sensible en nous tendant un miroir à mille facettes ; ce miroir au théâtre qui rappelle l’extérieur à notre bon souvenir. Confier la tâche au langage, au théâtre, c’est pour Pascale Henry, poser comme préalable que le monde a son fondement dans l’acte de parole qui nomme les choses et en appelle à l’être dans son adresse à autrui.

Avant d’aborder la mise en scène, puis l’écriture, Pascale Henry travaille plusieurs années comme comédienne et participe parallèlement à différentes aventures musicales.

Elle fonde en 1989 la compagnie Les Voisins du dessous qu’elle engage dans un parcours singulier où alternent des montages de textes, des adaptations, des pièces d’auteurs et ses propres écrits pour le théâtre.

Chaque mise en scène est pour elle l’occasion de pousser la porte du réel pour entrevoir ce qui s’agite derrière elle. Et la tragi-comédie est, à ce titre, un écart dont elle a souvent fait usage dans son travail de metteur en scène comme d’auteur. « Comment faire apparaître quelque chose de sensible, d’intelligible à l’imaginaire du spectateur, dans le seul but, au fond, qu’il puisse l’emporter avec lui, voilà l’exigence redoutable. »

Spectacles

A Demain

Retenu dans les locaux d'une institution, un homme est l'enjeu d'une décision à prendre. Son sort suspendu à l'interrogatoire auquel il est soumis, il semble pourtant ignorer la gravité de ce qui se joue.

 

Empruntant à la série télé autant qu'à Kafka, la pièce est lancée à la poursuite d'une intuition:

Celle d'un changement de statut de la souffrance humaine, de cette souffrance qui vient naturellement avec le vivre.

Celle d'une guerre menée contre elle.

D'une tentative d'élimination recouverte de compassion.

Une guerre qui a sans doute la soumission pour mobile et la peur pour conséquence.

Une guerre intimement liée à l'idéologie dans laquelle nous baignons.

Une guerre dont les effets bouleversent profondément la représentation de l'Homme.

©Jean-Pierre Maurin

Alice au pays des mer(d)veilles

La crise…quelle impression explorer ? Peut-être celle d’une crise qui ne se présente plus dans son état normal. Dans l’état de crise est incluse sa fin. Et ce qui se renouvelle même péniblement à sa suite.Il y a ce qui tombe et ce sur quoi, on finit par tomber. Il me semblait que la fin manquait à la crise. Qu’il ne restait que la chute.Il y avait cela aussi, cette étrange impression d’un univers fictif, alors même que cela avait lieu…S’est rappelé à moi mon vertige d’enfant devant le dessin animé de Walt Disney, cette petite fille qui tombe, tombe, tombe …Pascale Henry

Année de création : 1989

Théâtre
  • Théâtre contemporain
Contacts
2 rue Sappey
38000 Grenoble
+33(0)4.76.51.91.12
Téléchargements
Mentions obligatoires et partenaires

La compagnie est en convention triennale avec le ministère de la Culture et de la Communication (DRAC Rhône-Alpes) et avec le Conseil régional Rhône-Alpes. Elle est également subventionnée par le Conseil général de l'Isère et la Ville de Grenoble

La Nacre