Les compagnies

Compagnie du Jour

Directeur artistique :
Henri THOMAS et Karim TROUSSI

Depuis sa création en 1990, la Compagnie du Jour n’a cessé de s’interroger, à travers ses spectacles, sur les nombreuses problématiques de la nature humaine, en abordant des thèmes parfois graves, comme la mort, la filiation, la solitude, la déstructuration par le monde du travail… et en les traitant avec humour et légèreté.

 

Intéressée par le monde d’aujourd’hui et par ce que les auteurs en disent, la Compagnie du Jour est résolument tournée vers le théâtre contemporain, notamment à travers la commande d’écriture (Kossi Efoui, Jean-Yves Picq, Cédric Marchal, Abdellatif Firdaous, Driss Ksikès) qui permet un rapport direct à l’auteur.

 

Depuis 2008 la Compagnie du Jour a créé de nombreux spectacles dans le cadre de partenariats franco-marocains soutenus par l'Institut Français et l’Ambassade de France à Rabat.

 

Convaincue que la transmission et le partage de l’expérience est au cœur de l’enrichissement de la création, la Compagnie du Jour s’engage depuis de nombreuses années dans l’accompagnement des pratiques amateurs, dans l’action culturelle en milieu scolaire, dans des actions créatrices de lien social (insertion, prison...), ainsi que dans

la formation professionnelle.

 

Les projets de la Compagnie du Jour sont portés par Henri Thomas, (comédien, metteur en scène) et Karim Troussi, (metteur en scène, pédagogue),

 

Henri Thomas

Henri Thomas est comédien et metteur en scène depuis 1987. Il s'est formé auprès d’Ariane Mnouchkine, Mamadou Dioume, Alain Knapp, François Rancillac, Valérie Bezançon….

En 1990, il rejoint la Compagnie du Jour qu'il ne quittera plus. Il y sera tour à tour metteur en scène, comédien, pédagogue ou formateur.

Convaincu que la transmission et l’échange développent la créativité et la compréhension des mécanismes de la scène, il accompagne les créations de nombreux groupes de théâtre amateur, et intervient souvent dans le cadre de l’action culturelle en milieu scolaire. Il encadre également régulièrement des stages de formation à la lecture à voix haute en direction des bibliothécaires et des agents territoriaux.

 

Karim Troussi

Metteur en scène et pédagogue, Karim Troussi a commencé sa carrière artistique au Maroc avant de partir pour la France afin d’y approfondir et compléter sa formation au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris, au Centre National du Cirque de Chalons…

Très vite, il s’est intéressé aux aspects corporels, sensoriels et aux fondamentaux du jeu de l’acteur.

En tant que metteur en scène, il s’est nourri de ses rencontres avec Peter Brook, Ariane Mnouchkine, Jack Garfein, Daniel Mesguich, François Rancillac…

Il a aujourd’hui une vingtaine de mises en scène à son actif

 

Spectacles

Oedipiades

Oedipiades est une pièce sur la relation du père et du fils, dramatisée par la toute puissance fébrile du premier, l’identité trouble du second et l’absence de la mère. La concentration du moment (retrouvailles après la prison, besoin de mettre les pendules à l’heure) crée une tension inhabituelle, à la limite du grotesque. Elle pose la question de la filiation, du désir, de la puissance, du besoin de reconnaissance et du devoir de conformité. Elle questionne la place du père et du fils dans un triangle biaisé dès le départ, par l’absence de la mère et la présence étouffante du père.

Loin d’être une pièce à thèse, Oedipiades se veut un spectacle où le ludique vient s’incruster dans le tragique, où le rythme des révélations et de l’effeuillage de l’inconnu est ponctué par une myriade d’émotions, de silences et de complicités qui transcendent les différends. Moussa et Ali sont les deux survivants d’une famille décimée, écartelée.

Au bout du compte, tous ces tiraillements et déchirements sont un rempart derrière lequel les deux personnages s’abritent pour ne pas se désintégrer.

©MA

En toute dignité

• Synopsis :

Mécontents du sort qui leur a été réservé par des générations d'artistes, trois personnages de la mémoire collective mondiale (historiques ou fictionnels), se retrouvent réunis au « bureau des réclamations des idées » avec une idée avortée qui, elle, espère devenir une idée à part entière. Pour mettre toutes les chances de leur côté, en attendant que leur réclamation soit prise en compte, ils tentent de persuader les autres que leurs revendications sont plus légitimes.

• Mot de l’auteur :

« Les mythes qui perdurent dépeignent tous le conflit de l'homme face à la société. Mais, plus encore, ils dépeignent des figures qui vont au bout de leurs idées/folies avec dignité. Car, si "être honorable" signifie vivre en respectant les valeurs de sa société, "être digne" pourrait signifier vivre en respectant ses valeurs propres, aussi perverties soit-elles... Que ce soit Médée ou Don Juan, chacun a un parcours/une vision du monde qui ne correspond en rien à ce que l'éthique/la morale accepte et, pourtant, ils ne renoncent pas à la logique qui les mène systématiquement à leur perte... et qui les rend inoubliables. »

Emilie Malosse.

 

Année de création : 1990

Théâtre
  • Théâtre contemporain
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+33(0)4 76 01 98 16
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