Les compagnies

Orchestre national de Lyon

Directeur artistique :
Leonard Slatkin

Héritier de la Société des Grands Concerts de Lyon, fondée en 1905 par Georges Martin Witkowski, l’Orchestre national de Lyon (ONL) est devenu un orchestre permanent en 1969, avec comme premier directeur musical Louis Frémaux. Depuis lors, il est administré et soutenu financièrement par la Ville de Lyon, qui l’a doté en 1975 d’une salle de concert de 2000 places, l’Auditorium. Depuis la création de l’Orchestre de l’Opéra de Lyon en 1983, l’Orchestre se consacre au répertoire symphonique. Succédant à Louis Frémaux en 1971, Serge Baudo reste à la tête de l’Orchestre jusqu’en 1986 et en fait une phalange reconnue bien au-delà de sa région d’origine. Sous l’impulsion de ses directeurs musicaux successifs, Emmanuel Krivine (1987-2000), David Robertson (2000-2004) et Jun Märkl (2005-2011), l’ONL continue sa progression artistique, saluée par la critique internationale et concrétisée par une riche politique discographique. Le chef américain Leonard Slatkin occupe les mêmes fonctions depuis septembre 2011.

 

Directeur musical de l’Orchestre national de Lyon (ONL) et du Detroit Symphony Orchestra (DSO), Leonard Slatkin mène en outre une carrière intense de chef d’orchestre invité, en plus de ses activités de compositeur, d’auteur (avec Conducting Business) et de pédagogue.

Leonard Slatkin a fait plus de 100 enregistrements, qui lui ont valu 7 Grammy Awards et 64 nominations. Il a dirigé les principaux orchestres mondiaux, et sa carrière lyrique le mène sur des scènes prestigieuses, du Metropolitan Opera de New York à la Staatsoper de Vienne. Il a été directeur musical du New Orleans Symphony, du St. Louis Symphony et du National Symphony (Washington), et chef principal du BBC Symphony (Londres). Il a été premier chef invité du Royal Philharmonic et du Philharmonia (Londres), du Pittsburgh Symphony, du Los Angeles Philharmonic au Hollywood Bowl, et du Minnesota Orchestra.

Né à Los Angeles dans une éminente famille de musiciens, Leonard Slatkin a commencé l’étude de la musique par le violon et a étudié la direction d’orchestre avec son père, puis avec Walter Susskind à Aspen et Jean Morel à la Juilliard School. Il réside à Bloomfield Hills (Michigan), avec son épouse, la compositrice Cindy McTee.

Spectacles

Les 6 symphonies de Tchaïkovski

Ce tour de force, Tchaïkovski l’a réalisé dans son

oeuvre entière, comme on pourra en juger tout au long de la saison de l’Auditorium-Orchestre national de

Lyon – dont la musique russe constitue l’un des fils rouges. Mais s’il est un genre où cette réussite éclate plus encore, c’est bien la symphonie : si Tchaïkovski y traduit une sensibilité et des couleurs musicales typiquement russes, il s’y montre également l’un des héritiers les plus dignes de Beethoven par sa maîtrise de la grande forme et de la masse orchestrale. Toute la mélancolie tchaïkovskienne est déjà présente dans sa Première Symphonie, sous-titrée «Rêves d’hiver» (1867), où la contemplation de paysages enneigés fit naître cette magnifique peinture de l’âme. L’exubérance de la Deuxième Symphonie, «Petite- Russienne» (1872), puis de la Troisième, «Polonaise» (1872) forment une parenthèse heureuse avant la trilogie du «Fatum», formée des Quatrième (1877), Cinquième (1888) et Sixième (1893) Symphonies : toutes trois sont hantées par un thème implacable incarnant le destin funeste que Tchaïkovski croyait voir planer au-dessus de sa vie. Cependant, dans ces trois monuments absolus, l’angoisse ne tarit jamais la plume ; elle fait au contraire surgir les tableaux sonores les plus envoûtants – danses éperdues, chants sublimes ou déferlements impressionnants.

 

© David Duchon-Doris

Ciné-concert - The Artist

Hollywood, 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L’arrivée du cinéma parlant va le faire sombrer dans l’oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va, elle, être propulsée au firmament des stars…

The Artist, c’est avant tout le pari osé d’un réalisateur : filmer à la manière des cinéastes du cinéma muet. Murnau, Stroheim, Lubitsch et de nombreuses autres références cinématographiques se retrouvent dans ce film, délicieux pastiche plein de poésie, de Michel Hazanavicius. The Artist, c’est aussi un succès critique et populaire, avec six récompenses aux Césars et cinq aux Oscars, dont les Oscars du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur acteur pour Jean Dujardin, meilleur acteur au Festival de Cannes. Aux côtés de la fabuleuse Bérénice Bejo, Dujardin offre un hommage drôle et bouleversant au cinéma muet et à ses acteurs. «Finalement, la force du film réside non pas tant dans la précision de la reconstitution que dans l’engagement d’un cinéaste qui a cru en sa tentative et qui s’est donné les moyens d’en réussir le pari.» (Jean A. Gili,Positif). Une fois n’est pas coutume, c’est donc un film muet contemporain qui sera accompagné, lors de ces séances exceptionnelles, par l’Orchestre national de Lyon. Ce sera l’occasion de déguster la délicieuse bande originale de Ludovic Bource, sacrée meilleure musique aux Golden Globes et aux Oscars.

©LaPetiteReine/studio37/La classe américaine/J.D.PROD

Année de création : 1905

Musique
  • Musique classique et contemporaine
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La Nacre